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Libres expressions

Sanctionner l’abus de position dominante en politique

Le débat entre le PS et l’UMP, qui précède l’élection présidentielle du printemps prochain, est bien triste. Notre système politique bipolarisé qui ne donne une chance d’être sérieusement entendus qu’aux candidats de ces deux principaux partis rend encore plus atone et sans grand intérêt cette campagne.

Engagé de longue date en politique, je sais bien que la forme donnée à un discours peut avoir une importance tout aussi capitale que le fond, mais une telle absence d’intérêt me consterne.

Deux exemples récents : La proposition de François Hollande d’instaurer un tranche d’imposition pour les "riches" à hauteur de 75% de leurs revenus démontre le peu de respect qu’il a pour les électeurs. Il sait bien que cette proposition est parfaitement impossible à mettre en œuvre sans que ne s’orchestre un immense départ de contribuables à l’étranger , fuite qui serait fatale à la dynamique dont l’économie de notre pays à besoin. Il ne s’agit donc pour lui que de flatter une frange extrême de son électorat. J’attends mieux d’un candidat à la plus haute fonction de l’Etat.

A droite Claude Guéant qui laisse entendre dans une interview que le Front National n’est pas républicain mais national et socialiste confine au ridicule. N’est-il pas ministre de l’Intérieur ? Si le FN est assimilable au parti national socialiste c’est à dire au parti Nazi, qu’attend il pour l’interdire ? Finalement ses propos n’ont pour objet que de générer une polémique sans intérêt au regard des difficultés économiques que nous traversons... Pas glorieux dans le camps de Sarkozy non plus.

Quelle solution ? Je propose une idée radicale, pratiquer au plan politique ce que nous mettons en œuvre en matière économique, en sanctionnant les formations politique en situation d’abus de position dominante ! Cette infraction prévue pour sanctionner une entreprise en situation de domination qui profite de cette position pour s’émanciper des conditions du marché doit trouver son application en matière politique. S’il est clair qu’aucune institution ne viendra imposer aux partis une telle remise en cause, j’espère que de nombreuses initiatives porteront au moins à l’occasion des élections législatives de nombreux candidats devant les français et que nous verrons fleurir à nouveau une offre politique plus large et susceptible de s’adresser à notre intelligence.

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