// Vous lisez...

Libres expressions

Schizophrénie des dirigeants politiques ou comment critiquer la décision grècque sans cracher sur la démocratie ?

Le Premier ministre grec Georges Papandréou a annoncé lundi l’organisation d’un referendum en Grèce afin d’approuver l’accord conclu la semaine dernière au sommet européen pour effacer une partie de la dette publique grecque.

Depuis cette annonce les marchés ont "dévissé" estimant qu’un rejet de ce plan était fortement probable, la population grecque estimant cet accord injuste, le vivant comme une atteinte à sa souveraineté.

Quel que soit notre opinion de cette réaction de l’opinion publique grecque, comment et sur quelle base pourrait on critiquer ce recours à un acte démocratique qu’est la consultation du peuple ? N’est-ce pas là l’essence même de la démocratie ?

Et pourtant, nos "dirigeants" s’empressent de critiquer le premier Ministre grecque. Ce matin premier à critiquer le recours à une pratique démocratique, c’est Estrosi réputé pour sa sagacité, son sens affuté de l’analyse politique et de sa connaissance de l’histoire, le motodidacte de Philippe Reinhard, qui sonne la charge en parlant de décision irresponsable.

En clair, pour Estrosi, visiblement au nom de l’UMP, consulter le peuple est irresponsable...

Vous me ferez remarquer que nous le savions déjà, l’une des premières décisions de Nicolas Sarkozy n’a t-elle pas été de revenir sur le vote d’un referendum par le recours à un vote de l’Assemblée Nationale ?

Quel décalage avec celui dont ces petits élus se réclament, le général de Gaulle qui lui s’est soumis aux décisions du peuple souverain quelles qu’elles soient !

Commentaires