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Esclavage : 40 députés UMP pour l’abrogation d’un article de la "loi Taubira"

Quarante députés UMP ont demandé vendredi à Jacques Chirac d’abroger un article de la loi Taubira sur l’esclavage, arguant de la similitude formelle entre cet article et celui abrogé dans la loi sur les rapatriés, qui évoquait le "rôle positif" de la colonisation.

"Le 15 février dernier, suite au déclassement par le Conseil constitutionnel, l’alinéa 2 de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 a été abrogé (...) Au titre du parallélisme des formes, et par soucis d’égalité de traitement, il conviendrait d’abroger l’article 2 de la loi du 21 mai 2001, dite +loi Taubira+", soulignent les 40 élus dans une lettre au chef de l’Etat.

Cette initiative intervient à quelques jours de la commémoration, le 10 mai, du bicentenaire de l’abolition de l’esclavage.

L’article 2 de la loi Taubira "tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité", stipule dans sa première phrase que "les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l’esclavage la place conséquente qu’ils méritent".

L’alinéa de la loi sur les rapatriés, abrogé par un décret du 16 février 2006 après de longs mois de polémique, stipulait que "les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit".

Parmi les signataires de la lettre, figurent notamment Lionnel Luca, Christian Kert, Olivier Dassault, Jérôme Rivière, Bernard Deflesselles, Jean-Paul Garraud, Jacques Myard, François Guillaume, Guy Teissier, Thierry Mariani, Christian Vanneste et Michèle Tabarot.

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