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Le multiculturalisme n’existe pas.

Au risque de choquer, le jeune député des Alpes-Maritimes rappelle, citant de Gaulle, que la France est avant tout "un pays d’héritage judéo-chrétien".

Les Français "virent"-ils à droite ?

Sur les questions d’immigration et de sécurité, les Français ont toujours été à droite, voire très à droite. Ce qui est nouveau, c’est que la crise des banlieues les a décomplexé : ils disent aujourd’hui tout haut ce qu’ils ressentaient tout bas.

Que vous inspirent les propos de Nicolas Sarkozy ?

Je me réjouis, bien sûr, de sa dénonciation du « politiquement correct » en matière d’immigration et de sécurité. En revanche, je suis tout à fait hostile à la discrimination positive : voilà trente ans qu’on la pratique déjà en banlieue en arrosant les associations de ces quartiers - sans résultat tangible. Idem pour le droit de vote des étrangers non européens : 80 % des émeutiers d’origine africaine arrêtés ont la nationalité française, donc le droit de vote. Cela ne les a pas empêché de casser et de piller. J’ajoute que ces propositions sont aussi dangereuses car elles nient et mettent en péril notre culture et notre identité.

Quelle définition donneriez-vous de cette « identité française » ?

Celle qu’en fit le général de Gaulle, et que nombre de gaullistes semblent avoir oublié : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ». Dans une directive au Garde des Sceaux, de Gaulle affirmait aussi : « sur le plan ethnique, il convient de limiter l’afflux des méditerranéens et des orientaux, qui ont depuis un demi siècle profondément modifié les compositions de la population française ». Une déclaration ô combien prémonitoire qui date de. 1945.

Quelles mesures préconisez-vous ?

Osons d’abord dire la vérité : le multiculturalisme n’existe pas. La France est un pays d’héritage judéo-chrétien, qui n’a pas vocation à devenir une terre d’Islam. Vivre avec nous, c’est aussi vivre comme nous. Comment « résister » ? La mesure la plus urgente est de tarir le flot d’immigration. Concernant par exemple les 100 000 demandeurs d’asile par an (chiffre 2003), qui pour la plupart s’évaporent dans la nature, il faut rendre obligatoire leur domiciliation dans un centre d’hébergement où ils demeurent à la disposition de l’administration, pendant la durée durant laquelle leur demande est examinée. Si celle-ci leur est refusée, ils seront alors automatiquement reconduits à la frontière. Cela, vous le verrez, diminuera considérablement leur nombre. Concernant le prosélytisme musulman, exercer librement sa religion dans des lieux de prière ne signifie pas pouvoir construire de nouveaux minarets étendards d’un Islam conquérant et d’une charia contraire aux lois de la République. Je déposerai prochainement, sur ces questions, des propositions de loi.

Vous venez d’adhérer au CNI (Centre national des indépendants). A-t-il vocation à défendre ces propositions ?

Le CNI doit affirmer sans tabou ni complexe les valeurs de la droite indépendante, humaniste et conservatrice. Mouvement associé de l’UMP, il se situe dans la majorité - c’est le contrat que nous avons passé avec nos électeurs. Mais il doit devenir, ou plutôt redevenir, la boîte à idées de bon sens et de vérité de la droite.

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